Renée Michel, 54 ans est concierge dans un immeuble bourgeois au 7 rue de Grenelle, à Paris. Son quotidien est plutôt morne, surtout lorsqu'il s'agit de croiser des personnes provenant d'un
milieu social plus élevé et qui ne manquent pas de lui faire ressentir. Pourtant, Renée n'est pas une concierge comme les autres. Elle est bien plus lettrée que la plupart d'entre eux mais cache
pourtant cet aspect de sa personnalité.
Dans le même immeuble vit Paloma Josse, 12 ans, qui elle pense à se suicider car elle ne supporte pas sa famille et leurs façons hautaines dûes à leur rang social.
Dans ce roman, Muriel Barbery nous offre à voir des personnages très particuliers, une concierge passionnée par la culture, une jeune fille vouée à une riche vie et qui pense plutôt à en finir,
tant elle déteste son milieu ! On croirait le monde à l'envers et pourtant toutes deux nous invitent à réfléchir sur ces différences sociales, qu'un rien peut balayer. Aucune frontière n'est
infranchissable. L'écriture de l'auteur est très poétique, avec beaucoup d'humour. Malgré tout, certains passages à teneur philosophique ne sont pas toujours évidents à bien comprendre au premier
abord. J'ai eu un peu de mal à entrer dans le récit mais très vite on se laisse emporter, tout en s'arrêtant sur les pensées des personnages pour se faire sa propre opinion.
par Isa
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L'histoire du Crime parfait se déroule à Manod, une petite ville proche de Londres. Tous les habitants se connaissent. La
famille de Dylan, seul garçon restant à Manod tient un garage qui va énormément diversifier ses activités au fil du temps. Il ne se passe pas grand chose jusqu'au jour où des véhicules débarquent
et vont jusqu'au sommet de la montagne. Minnie, l'une des soeurs de Dylan, est persuadée que ce sont des bandits qui viennent profiter de cet espace pour établir leur repaire. Or, il se trouve
que ces personnes viennent mettre à l'abri des tableaux provenant du Musée de la National Gallery de Londres. Lester, l'homme qui dirige cette mission, fait la connaissance de Dylan et croit que
le jeune homme est un passionné d'art comme lui.
L'auteur est vraiment parti d'une idée originale en intégrant l'art et ici la peinture dans un roman. J'ai trouvé quand même l'histoire un peu longue à se mettre en place. Le roman joue sur
divers points de vue pour maintenir une espèce de suspence mais finalement, ce n'est que sur la fin que le récit prend tout son entrain. La liste des tableaux mentionnés dans le livre se retrouve
en fin de volume. A charge du lecteur d'aller les visualiser dans une encyclopédie ;)
Le Rapport de Brodeck est le récit d'un meurtre commis par des habitants d'un village. L'histoire se passe dans un petit
village du Nord-est de la France après la Seconde Guerre mondiale. Un homme venu d'on ne sait où débarque dans le village avec son cheval et son âne et s'installe dans l'auberge. Il ne dit pas
qui il est, ni ce qu'il est venu faire. Tout ceci intrigue les habitants habitués à leur tranquilité. De plus en plus irrités par la présence de cet homme, certains en viennent à commettre
l'irréparable. Et ils demandent à Brodeck de rédiger le rapport de ce qui s'est passé. Ce qu'il accepte mais parallèlement, il écrit ce qu'il ressent par rapport à toute cette histoire et surtout
revient sur son passé et sa déportation vers les camps, pendant la Seconde Guerre mondiale, alors qu'une troupe d'Allemands se soit installée dans le village.
Ce roman est dans la lignée de ce qu'a déjà écrit Philippe Claudel, une pure merveille ! Mais ce qu'il nous livre ici est d'une grande gravité : les causes de la déportation de Brodeck, sa
vie au camp de concentration et son retour miraculeux ; tout ce qu'il s'est passé en son absence au village. En ce qui concerne "l'Anderer", Brodeck revient sur tout le déroulement de cette
histoire et nous montre la barbarerie des hommes du village. Certains passages sont vraiment très durs mais l'auteur ne cache rien et tout cela nous invite vraiment à réfléchir sur la nature
humaine, le replis sur soi, la peur et la méfiance de l'inconnu.
par Isa
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Au Caire, dans la capitale égyptienne, vivent beaucoup de pauvres gens, des mendiants, des ramasseurs de mégots, des trafiquants de
drogue, des prostituées.
Ancien philosophe, Gohar est mendiant et vit dans le plus grand dénuement. Son rêve est d'aller vivre en Syrie, où le haschich est largement cultivé. Yéghen est trafiquant de drogue et voue une
grande amitié à Gohar, son "maître".
Un jour, Gohar assassine une jeune prostituée, employée dans une maison close où il tient la comptabilité. Nour El Dine, l'officier de police chargé de l'affaire, se retrouve au milieu de ce
petit peuple, pour mener son enquête.
A travers ce roman, Albert Cossery critique la société égyptienne, son gouvernement et notamment les autorités policières. Le pauvre peuple hait la police, représentée ici par Nour El Dine. Ce
dernier est l'objet de dérisions et fait le terrible constat qu'il n'a aucun pouvoir sur ces gens. L'auteur n'est pas tendre également avec les femmes. L'image donnée est très négative.
Dans tous les cas, ce roman nous invite énormément à réfléchir à nos sociétés modernes, à deux vitesses, avec les pauvres d'un côté, les riches de l'autre. Les mendiants et orgueilleux sont ceux
qui ont su véritablement trouver la paix.
par Isa
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Ensemble c'est tout d'Anna Gavalda a été un énorme succès de librairie. C'est l'histoire de 4 personnages qui n'ont a priori
aucun point commun et qui vivent pourtant sous le même toit, dans un appartement, à Paris. Malmenés par la vie, ils vont pourtant sympathiser, s'entendre tant bien que mal, malgré les défauts de
chacun.
C'est un pavé de 500 pages qui nous plonge au coeur de notre société. Les lecteurs peuvent facilement s'identifier à l'un des personnages. Et c'est ce qui a fait le succès du livre. Ajouté à cela
un style simple, vif, beaucoup de dialogues.
Ca se lit très bien ! Après chacun son truc, j'avoue que j'ai moyennement accroché. Le style justement, ce n'est pas ce genre-là que j'aime trouver dans un roman. Sans pour autant souhaiter
quelque chose d'ultra soutenu, je n'aime pas trouver le parler retranscris tel que. Ca manque de contenance.
par Isa
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Debout sur un pied, ce sont 14 petites histoires qui mettent à contribution le lecteur. En effet, à chacune d'elle, il est
invité à réfléchir à l'énigme posée, avant de lire la suite et découvrir la solution adoptée par les personnages mis en scène. Et ceci sans avoir recours à la violence. Ces histoires ont pour
objet d'inviter à la sagesse de la tradition juive. C'est pourquoi les récits se déroulent beaucoup au Moyen-Orient.
Un petit livre à recommander aux enfants comme aux grands ! Très intéressant pour faire travailler l'imagination de chacun, voir la logique qu'on adopterait face à l'énigme qui est posée. Et ce
n'est pas si évident que ça ! Mais c'est très instructif et vraiment bien trouvé ! En plus, on a toujours autant plaisir à se plonger dans des récits orientaux.
L'histoire se déroule dans une petite ville de la côte ouest du Japon, dans les années 1930. NonNonBâ est une vieille dame très
supersticieuse et qui connaît tout des croyances et légendes populaires de la région. Elle est accueillie dans la famille du petit Shigeru, qui adore dessiner les monstres et les fantômes. Au
Japon, on appelle cela les yôkaï, des créatures surnaturelles qui peuplent l'univers des hommes. Objets de rêve ou de peur, les personnages sont tous plus ou moins confrontés à ces créatures dans
diverses situations.
Ce manga aborde un aspect fantastique qui plait à coup sûr ! Ces yôkaï sont vraiment très mystérieux. Dans beaucoup de scènes, ils font peur à Shigeru et ses amis, ce qui nous amène à en rire !
Outre cet humour, cette bande dessinée nous apprend beaucoup de choses sur la culture japonaise de l'époque. Les termes spécifiiques sont d'ailleurs expliqués en fin de volume.
Les Cerfs-volants de Kaboul nous plonge en Afghanistan et aux Etats-Unis, des années 70 à nos jours. Allaités par la même
nourrice, Amir et Hassan ont grandi dans deux mondes différents. Le premier est le fils d'un riche commerçant, le second, le fils de leur serviteur, Ali. Liés par la même passion pour les
cerfs-volants, les deux enfants sont comme deux véritables amis. Jusqu'au jour où ceci se brise alors qu'Hassan est violenté sous les yeux d'Amir et que celui-ci ne lui vient pas en aide...
Bien plus tard, alors qu'Amir a émigré aux Etats-Unis, il reçoit un appel d'un ami de son père, Rahim Khan, lui disant qu'il peut se racheter...
J'avais déjà entendu dire beaucoup de bien de ce roman et je ne peux que confirmer. Le récit est à multiples rebondissements, l'auteur maintient vraiment le suspense jusqu'à la fin. La boucle est
bouclée, l'histoire se termine bien. Mais à quel prix ? Certains passages sont parfois crus et à la limite du soutenable. Mais l'auteur nous donne sa vision de l'Afghanistan, de son enfance, puis
celle des Talibans. La guerre, les destructions, les populations massacrées. En plus de l'histoire romancée, on apprend beaucoup de choses sur cette partie du globe.
par Isa
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Linnea Ravaska, veuve d'un colonel, vit retirée dans sa petite métairie, près d'Helsinki. Mais sa vie est vite troublée par la visite
mensuelle de son neveu Kauko et de ses deux copains, pour lui détrousser sa pension. Ces trois jeunes passent leur temps à s'ennivrer, se droguer et violenter les gens. Kauko va même jusqu'à
faire signer à sa tante un testament lui léguant la métairie. Ne supportant plus cette situation, Linnea pense en finir, donc se suicider. Elle prépare pour cela un poison, qu'elle prend
avec elle pour s'en servir si le moment l'exige.
Les trois jeunes gens ont décidé de tuer la vieille dame afin d'obtenir ce que prévoit le testament. L'un après l'autre, ils montent un scénario pour l'éliminer. Pourtant, Linnea aura raison de
chacun d'eux...
Voilà un roman étonnant ! Le début offre des passages parfois insoutenables, avec parfois une grande violence. Mais la situation finit par s'inverser. Le style de l'auteur contribue au malaise
qu'on peut ressentir au début. Il nous "jette" les événements à la figure, sans vraiment nous y préparer, l'air de rien. Et tout cela rend ensuite la seconde partie du livre très cocasse
quand on voit comment Linnea parvient à se sortir de cette situation plus que délicate.
J'ai beaucoup aimé ce roman, même si j'ai parfois eu envie de le fermer dans les passages les plus violents. Âmes sensibles, attention !
par Isa
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Un Ciel radieux, c'est l'histoire d'un jeune garçon de 17 ans, Takuya Onodera, qui est violemment percuté à moto par une
voiture, conduite par Kazuhiro Kubota, un homme de 42 ans. Ce dernier meurt dans l'accident. Gravement blessé, Takuya est emmené à l'hôpital. A son réveil, l'âme de Kazuhiro a pris place dans le
corps de Takuya. Le jeune garçon ne reconnaît plus sa famille, ses amis. En revanche, Kazuhiro, à travers Takuya, veut revoir sa femme et sa fille qu'il se reproche avoir délaissées à cause de
son travail.
Bien sûr, personne ne veut croire à ce transfert de personnalité.
J'ai trouvé ce manga absolument merveilleux et passionnant ! L'histoire en elle-même est complètement irréelle mais on ne peut qu'être emporté malgré tout. Les textes et les illustrations sont
touchantes. Taniguchi nous plonge ici dans les thèmes de la famille, du travail, de l'amour.